Dimanche le 23 mai 2010

 

      La Pentecôte


Ça déborde !

            D’année en année, la première lecture proclamée le dimanche de la PENTECÔTE est le récit qu’en présentent les ACTES DES APÔTRES. Plus je médite ce passage de l’Écriture, plus je suis frappé non seulement par l’idée de PLÉNITUDE qu’il contient, mais aussi par celle du DÉBORDEMENT.

 

            La plénitude est mentionnée par le vocabulaire qu’emploie l’auteur sacré. Notre traduction liturgique mentionne : « quand arriva le jour de la Pentecôte; » pour suivre de plus près le texte original, il faudrait avoir: « quand furent ACCOMPLIS les jours de la Pentecôte. » On dit ensuite que la maison où ils étaient fut REMPLIE du vent venu du ciel. Et que TOUS (encore une idée de plénitude) furent REMPLIS DE L’ESPRIT SAINT.

            Le débordement est exprimé de diverses manières. D'abord, les disciples, jusque-là enfermés par crainte des foules, sortent de leur mutisme et parlent d’abondance. Et des gens de partout, que la fête juive de la Pentecôte avait amenés à Jérusalem, entendent chacun dans sa langue la proclamation des merveilles de Dieu.

            Une communauté internationale vient de naître, qui sera témoin de Jésus.

            L’Esprit fera déborder jusqu’aux confins de l’univers – représentés ici par toutes les nations – la Bonne Nouvelle que la vie de Jésus n’avait fait entendre que dans son pays et un peu dans l’environnement immédiat.

            Il y a déjà plus de cinquante ans, le pape Jean XXIII avait souhaité que le concile qu’il avait convoqué soit UNE NOUVELLE PENTECÔTE. C’était sans doute de sa part, une manière de dire qu’il voulait non seulement que la Bonne Nouvelle puisse être entendue partout, mais aussi qu’elle soit compréhensible pour toutes les nations.

            Il ne s’agissait pas seulement – comme certains l’on cru – de traduire la liturgie dans les langues modernes, mais surtout pour l’Église d’avoir une présentation du message qui puisse rejoindre dans leur vécu toutes les nations.

            C’est dans la logique de l’Incarnation. Jésus en se faisant homme s’est fait juif. L’Église, comme Paul le dira de lui-même, doit savoir se faire grecque avec les grecs, romaine avec les romains, africaine en Afrique, etc… tout en demeurant la seule Église de Jésus.

            Conserver à la fois la nécessaire unité et la légitime diversité. C’est tout un défi que seul l’Esprit Saint peut relever. Cet Esprit dont Jésus a déjà dit qu’il souffle où IL veut.

            Il y a là de quoi prier en cette Pentecôte 2010.

Jean-Pierre Camerlain, prêtre

 

Dimanche 14 mars 2010

Les œufs de Pâques

La couleur la plus anciennement connue est le rouge, symbole de l'énergie vitale et, en même temps, du sang du Christ.

Les différentes parties de l'œuf ont été interprétées d'un point de vue chrétien et théologique :

      la coquille est le corps ressuscité du Christ;

      le blanc d'œuf  en est l'âme et

      le jaune d’œuf divinité.

 

Dimanche 21 février 2010

 

 

ENTRÉE EN CARÊME

 

 

 

« Poussés par l’Esprit, entrons dans ce doux temps du carême » pour faire tous ces pas de réconciliation pour créer de l’harmonie en nous et autour de nous:

  •   réconciliation avec Dieu pour toutes ces fois où nous l’accusons de tout;
  •   réconciliation avec nous-mêmes pour toutes ces fois où nous ne nous acceptons pas;
  •   réconciliation avec les autres pour toutes les fois où nous les avons « rapetissés » ;
  •   pour mieux vivre la solidarité comme l’Organisme « Développement et Paix » nous y
      invite pendant le carême;
  •   réconciliation avec la nature pour vivre en harmonie avec ce que le Créateur nous a
      confié.

Mettons-nous ensemble, car disons-nous-le bien:
La réconciliation construit l’avenir!

Maurice Comeau, prêtre

 

Le mot « carême » est une contraction du mot latin « quadragesima » qui signifie quarantième. Quarante est, dans la Bible, un chiffre symbolique qui exprime un temps d'attente et de maturation, le symbole de l'épreuve qui prépare à rencontrer Dieu. Les hébreux sont restés 40 ans dans le désert avant d'entrer dans la terre promise. Moïse et Élie sont restés 40 jours sur le Sinaï. Jésus a été envoyé par l'Esprit pendant 40 jours dans le désert avant de commencer sa mission.

 

Dimanche le 24 janvier 2010

Une parole vivante

Comme le peuple de Dieu réuni autour d’Esdras au 4ème siècle avant Jésus-Christ, comme les gens de Nazareth avec Jésus dans la synagogue de leur village, nous nous sommes rassemblés pour écouter la Parole de Dieu.

Dieu a parlé à nos Pères

La Bible nous raconte l’histoire sainte, l’histoire du peuple de Dieu. Mais il ne faut pas voir dans les récits des reportages comme nous sommes habitués à les entendre à la télévision ou rapportés par des journalistes. Saint Luc nous le rappelle: il s’est « informé soigneusement de tout depuis les origines », mais c’est un enseignement de foi qu’il nous livre, une interprétation de la vie de Jésus à la lumière de la résurrection. Il ne faut pas nous contenter de lire la Bible au pied de la lettre. Il faut être capable de l’interpréter, de la comprendre. C’est ce que Jésus fait pour les gens de son village: « Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

Dieu nous parle encore

Cette parole de Jésus est vraie aussi aujourd’hui. Ce n’est pas seulement une belle histoire du passé. C’est une Bonne Nouvelle pour nous aujourd’hui. Pour nous, la Parole de Dieu, ce n’est pas un livre, c’est quelqu’un: Jésus-Christ. En Jésus, la Parole de Dieu se réalise. Mais il faut aussi pour cela que nous ne nous contentions pas d’écouter la Parole, mais qu’elle s’incarne dans notre vie personnelle. Autrement elle restera lette morte. À nous de faire de la Parole, une Parole vivante, à nous de devenir nous-mêmes paroles vivantes.

Yves Chamberland, ptre

 

Dimanche le 17 janvier 2010

«La prière pour l’évêque »

par dom. Hugues

Pendant 27 ans, à toutes les messes nous avons prié avec amour pour « notre Pape Jean Paul ». C’était devenu une habitude… si bien qu’il faut maintenant nous habituer à « notre Pape Benoît » !

C’est une très antique tradition de nommer l’Évêque de Rome, car c’est lui qui réalise la communion dans toute l’Église.

En le nommant, nous exprimons notre désir de cette communion. De même, nous nommons l’évêque du lieu où se célèbre la messe. Il est responsable de la communion dans une région donnée. Tous les évêques sont successeurs des apôtres.

En nommant le pape et l’évêque, nous désirons cette communion de l’Église, et déjà nous la construisons.

Au fait, connaissez-vous le nom de votre évêque ?

 

Dimanche le 10 janvier 2010: Le baptême de Jésus

DIEU TIENT PAROLE…

JOIE POUR TOUS LES PEUPLES


« C’est Toi mon Fils bien aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. » (Marc 1, 7-11)
 

 

En cette fin de semaine, nous nous rappelons le jour où Jésus s’est présenté devant son cousin Jean Baptiste pour être baptisé.

Jésus n’avait certes pas besoin du baptême de Jean qui était un baptême de conversion. Mais il a voulu donner un témoignage et dire ainsi à tous ceux et toutes celles qui étaient là, l’importance et la nécessité de recevoir de la part de Dieu, ce signe sensible de reconnaissance du fait de la dignité et de la valeur de tout être humain.

            Jésus s’est fait baptiser. L’Évangile nous dit qu’à ce moment précis où il entrait dans l’eau, le ciel s’est ouvert, on a vu comme une colombe descendre du ciel et une voix s’est faite entendre qui proclamait: « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j’ai mis tout mon amour. »

            Il ne pouvait pas en être autrement. Le Fils éternel du Père venait manifester sa présence au milieu du monde et le Père ne pouvait faire autrement que d’en ressentir une grande joie et de le dire.

            Le baptême que tout être humain est en droit de recevoir ici-bas est aussi une reconnaissance d’une réalité déjà existante. Chaque être humain est de par sa nature créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

            Le baptême de tout enfant ou adulte est donc avant tout une prise de conscience de cette réalité, et il devient d’autant plus important qu’il permet à chacun et chacune qui le reçoit de s’entendre dire par le Père à l’exemple du jour du baptême de Jésus: « Celui-ci, celle-ci, c’est mon fils, c’est ma fille, je l’aime. » Aimez-le, aimez-la à votre tour car en elle ou en lui j’ai mis tout mon amour. Respectez-les tous sans exception, car ils sont tous mes enfants et je veux que par vous, ils et elles soient tous et toutes aimés également.

            Et le prêtre qui baptise a cette responsabilité indispensable de faire en sorte que tout le monde soit averti de cette immense dignité et grandeur de l’être humain tel que voulu par Dieu.

            Il est important que partout dans le monde il y ait des individus qui consacrent leur vie à faire comprendre au monde leur propre dignité, leur propre grandeur et la valeur que chaque être humain, sans exception, doit avoir aux yeux de tous. Nous sommes en face de personnes aimées de Dieu, revêtues de la dignité même de Dieu et appelées à vivre de la vie même de Dieu, aujourd’hui et pour toujours.

            Aujourd’hui, vivre toujours. En faisant baptiser  leur enfant, les parents prennent conscience qu’ils lui ont donné la vie, c’est vrai. Mais ils réalisent en même temps que Dieu aime cet enfant au point de lui donner sa propre vie, la vie éternelle.

            Prions pour que personne ne soit privé de cette occasion extraordinaire de réaliser sa propre grandeur aux yeux de Dieu et aux yeux de tous.

Jean Jacques Mireault, prêtre
 

Dimanche le 10 janvier 2010

L’hostie par dom. Hugues

 

L’hostie, vous l’avez tous vue durant cette messe, est blanche, ronde et plate. Cela ressemble-t-il encore à du pain ?
Jésus a choisi du pain pour que tous se souviennent de lui. Il l’a fait selon la pieuse tradition des juifs fervents. Au repas de Pâques, une fois par an, on supprimait les vieux levains, on consommait du pain sans levain; c’était la chance d’un renouveau, tant dans les aliments que dans la vie spirituelle.
Nos hosties sont toujours du pain sans levain.
N’est-ce pas pour nous aussi dans ces hosties rondes et blanches, le gage d’un monde nouveau que nous recevons ?

 

Dimanche le 3 janvier 2010: Épiphanie du Seigneur

Les dons que l’on reçoit sont surtout pour les autres. C’est la pensée à retenir pour l’Épiphanie.

Notre foi, nous l'avons reçue : elle doit aider les autres. La Révélation, nous l’avons entendue : nous devons l’annoncer à d’autres.

Pourquoi?

Parce qu’il y a encore des mages qui cherchent l’étoile. Ils ne sont pas toujours loin de nous. Il s’en trouve dans notre famille, dans notre parenté, parmi nos amis.

Les Mages viennent de loin pour adorer Jésus. Personne aujourd’hui ne peut être assez loin du Christ pour ne pas voir son étoile.

« Que votre lumière brille aux yeux des hommes! »

Je suis une étoile pour quelqu’un que je ne connais pas, mais qui cherche dans la nuit.

Ce ne sont pas tellement les belles considérations, ni les belles recommandations qui font briller mon étoile. C’est ma vie intense de chrétien qui va la faire briller, et susciter l’espérance de quelqu’un qui cherche.

Louis Fecteau, prêtre

 


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Dimanche le 20 décembre 2009

 

PUNCH DU JOUR DE L’AN

Prenez-vous tel que vous êtes,
enlevez la pelure d’égoïsme,
arrachez les graines de pensées malveillantes…
Enlevez tous les préjugés et les tracas

À cela, ajoutez :
la conviction profonde que la vie vaut la peine d’être vécue.
Mélangez bien.
Avec une idée pratique : VOUS ÊTES QUELQU’UN.
Assaisonnez d’un grain d’humour et d’optimisme,
sucrez avec de l’amour,
puis ajoutez une ferme résolution :
Celle de faire de votre mieux
à chaque heure du jour,
quoiqu’il arrive.
Laissez mousser 365 jours…
Garnissez de sourires et
de mots aimables.
Servez avec douceur et courage,
vous verrez l’effet…

 

 

L’AMOUR FAMILIAL

 


 

Dimanche le 20 décembre 2009

Avoir foi en son fils bien-aimé et nous aimer les uns les autres tels sont les exemples donnés par Marie et Joseph dans la droite ligne du commandement d’amour qu’énoncera le Christ. Ainsi, en tout, nous demeurons en Dieu. Si notre cœur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu, et tout ce que nous lui demandons, il nous l’accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements. Le commandement de l’amour s’enracine dans nos vies par la foi. En cette fête de la Sainte Famille, tournons notre regard vers la famille.

            Thierry Larcher

 



« Pourquoi Jésus est infiniment meilleur que le Père Noël… »

Dimanche le 13 décembre 2009

• « [ ,..] On dit que le Père Noël vit au Pôle Nord. Jésus est partout.

• Le Père Noël ne te visite qu'une fois par an. Jésus est toujours présent à tes côtés.

• Le Père Noël remplit tes chaussettes de cadeaux. Jésus comble tous tes besoins. Le Père Noël s'introduit par la cheminée sans y être invité. Jésus se tient à la porte de ton cœur et II frappe. II entre dans ton cœur quand tu L'y invites.

• Il faut scruter l'horizon pour apercevoir le Père Noël, Jésus est toujours proche de ceux qui L'aiment.

• Le Père Noël t'autorise à s'asseoir sur ses genoux. Jésus te donne du repos dans ses bras.

• Le Père Noël ne connaît pas ton nom, il peut tout juste te demander : « Salut petit garçon ou petite fille, quel est ton nom? »: Jésus te connaît par ton nom avant même la naissance. Non seulement Il connaît ton nom, mais II connaît aussi ton adresse. II connaît ton histoire et ton avenir et II sait même combien de cheveux tu as sur la tête.

• Le Père Noël a un gros ventre plein de soupe. Jésus a un cœur plein d'amour.

• Tout ce que le Père Noël peut t'offrir, c'est un encouragement en marmonnant joyeusement "Ho, ho, ho!': Jésus t'offre la santé, l'aide et l'espoir.

• Le Père Noël dit : « Tu ferais mieux de ne pas pleurer »: Jésus dit : « Repose-toi sur moi, pour tous tes soucis, car moi seul prends soin de toi. »

• Le Père Noël met des cadeaux sous le sapin. Jésus s'est offert Lui-même pour toi en mourant sur le bois de la croix…

Auteur américain anonyme

 

Dimanche 13 décembre 2009

Il me semble qu’il y a des ordres qu’on ne peut quasiment pas entendre, des commandements impossibles à recevoir à certaines heures.

Des impératifs comme : « Réjouissez-vous », « Soyez dans la joie », sont de ceux-là. Quand je suis de mauvaise humeur, il n’y a pas un chrétien qui pourrait me faire sourire. La joie, ça ne se commande pas.

Les mots sont pourtant là, qui remplissent la liturgie du jour : joie, sérénité, fête, ovation, allégresse, bonheur, salut, … ça nous suffit.

Ce qu’ils veulent dire, ce qu’ils nous « commandent », c’est ceci : « Cherchez les motifs de vous réjouir », car il y en a, et il y en a beaucoup. Cherchez les raisons d’espérer. Le malheur, c’est qu’on refuse de les regarder.

Ces motifs, quels sont-ils?

Le Seigneur est proche de nous, il est sur le point de nous revenir.

Le Seigneur écarte nos accusateurs, c’est-à-dire ceux qui nous empoisonnent la vie.

Le Seigneur est en toi, tu n’as plus à craindre d’être malheureux.
Il te renouvellera par son amour; il t’aime toujours.

Supplie le ciel. Ça te redonne la paix du cœur.

Interroge le Seigneur : Que devons-nous faire?

Il nous répond, Il éclaire nos cœurs avec douceur, comme l’aurore chasse la nuit.

Quels sont mes raisons à moi pour me réjouir? Il en a beaucoup.
C’est par là, Seigneur, que tu nous invites à la joie.

Louis Fecteau, prêtre
 

 

 

 

 

 

Dimanche le 6 décembre 2009

Instinctivement, ce n’est pas notre manière de faire, suivre un guide. Quand j’entre dans une salle d’exposition, quand je visite un lieu historique, quand je m’introduis pour une visite d’usine, je vais voir les choses d’abord, avant les personnes. J’aime bien me sentir dégagé, libre de mes mouvements. J’aime suivre mon rythme, et me régler sur mes intérêts.

Pourtant, le guide m’apprendrait à voir les choses autrement.
Il mettrait mon attention là où je passerais trop vite. Il m’arrêterait devant ce qu’on appelle un trésor.

Le guide ne s’impose pas. Il se présente à vous. Il veut aider. Il est prêt à vous guider, mais aussi prêt à vous suivre. Il devine un peu ce que vous attendez et il vous livre ce qu’il sait. Dans le désir de vous émerveiller très souvent, parce qu’il le fut lui même.

Car le guide réserve dans son sac, des merveilles inconnues encore, et brûle de vous en faire part. Au fond, il vous aime beaucoup et veut partager la joie de ses découvertes.

Il nous reste à lui faire confiance. Il nous reste à tout écouter de lui. Et heureux guide, si on lui pose de bonnes questions.

L’année liturgique commence. Jésus s’offre pour être notre guide. Jean Baptiste l’annonce. Plusieurs sont prêts à le suivre. Ensemble, nous marchons sur ses pas

Louis Fecteau, prêtre
 

Le Christ, Roi de l'univers  B

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (18,33b-37)

22 novembre 2009

La Fête du Christ Roi est une fête catholique célébrée le dernier dimanche de l’année liturgique, en novembre. Elle évoque pour les catholiques la royauté, la domination de Jésus sur toute la Création, l’univers créé par Dieu. Le terme roi pour symboliser la puissance qui vient de la tradition juive. La royauté était dans l’Ancien Testament la forme de gouvernement la plus courante du peuple d’Israël.
Cette domination n’est pas entendue comme politique.
L’Église catholique enseigne que le monde est transformé par la mort, la résurrection et la montée au ciel de Jésus-Christ.
Cette fête a été instituée par le pape Pie XI (encyclique Quas primas du 11 décembre 1925).
Cette fête est immédiatement suivie par la période de l’Avent qui précède Noël de quatre semaines.

 

 

33e dimanche du temps ordinaire B

Évangile de Marc (13,24-32)

15 novembre 2009

Quand j’ai constaté qu’en ce 15 novembre, la lecture évangélique du 33e dimanche ordinaire était celle de la fin du monde, je n’ai pu m’empêcher de sourire.  Car, dans ma tête déjà blanchie de Québécois de souche, je n’ai pu oublier que cette date du 15 novembre rappelle la prise du pouvoir – plutôt étonnante alors – par le Parti Québécois dirigé par René Lévesque.  Pour certaines personnes, on croyait alors que la fin du monde était arrivée, alors que pour d’autres, c’était le début d’un temps nouveau!

Laissant la politique de côté, je pense cependant que dans l’annonce de la fin telle qu’on la trouve dans les Évangiles, les deux aspects sont présents.  Quand Jésus parle de la fin de Jérusalem, c’était, pour la majorité de ses contemporains juifs, l’équivalent de la fin du monde.  Comment le peuple de Dieu pourrait-il survivre à l’anéantissement de sa capitale et surtout de son Temple? 

Pour Jésus au contraire, commençait alors un temps nouveau.  La Parole allait quitter les frontières d’un seul peuple pour rayonner, à partir de Jérusalem, à travers la Samarie et la Galilée jusqu’aux confins de l’empire romain.  (C’est le plan du livre des Actes des Apôtres).

Même la fin du monde matériel, quels que soient les moments et les circonstances de celle-ci, ne sera pas la fin du Règne de Dieu.  La vie, si elle est détruite sur terre, continuera auprès de Dieu pour l’éternité.

Et ce qui est vrai de toute l’humanité quand celle-ci arrivera à son terme, l’est aussi pour chaque personne quand sa vie sur terre, quels qu’en soient le moment et les circonstances, arrive à sa fin.  La vie n’est pas détruite, elle est transformée, chante-t-on dans la préface des défunts.

En ce mois de novembre, le rappel de la mort et de la résurrection de Jésus à chaque eucharistie oriente notre réflexion, au-delà de la tristesse que la mort – la sienne propre et celle des êtres aimés – engendre, vers l’espérance partagée par tous les croyants.

La fin du monde ne doit pas provoquer la peur, mais rappeler que la vie continue même si sa forme va changer.  À la suite de l’expérience vécue par Jésus lui-même et transmise par la foi de toutes les générations qui l’ont suivi.

Jean-Pierre Camerlain ptre
 

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