Dimanche le 25 septembre 2011

 « Allez, vous aussi à ma vigne »

Au Québec, ce dimanche est celui de la catéchèse. Il est heureux que la liturgie de ce jour nous fasse entendre l’appel du maître de la vigne qui embauche des ouvriers pour la récolte à toute heure du jour, leur promettant ce qui est juste.

Et ce qui est juste aux yeux de Dieu, le prophète Isaïe l’annonçait déjà dans la première lecture, dépasse infiniment ce qui semble l’être aux yeux des humains: « Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres. »

Au dire de la parabole, même ceux dont le travail semble peu important comptent autant aux yeux du maître que celui des gens qui ont un rôle considérable. Dans beaucoup de nos milieux paroissiaux, si des personnes, laïques ou ordonnées, ont des mandats officiels de catéchètes, parfois avec le titre de ministres reconnus, ces gens ont besoin d’un nombre considérable de collaborateurs et de collaboratrices bénévoles, non seulement pour des tâches subsidiaires mais essentielles, mais aussi comme témoins de la foi vécue par des gens sans rôle officiel dans la communauté.

Le pape Paul VI écrivait, il y a déjà longtemps, que notre époque a encore beaucoup plus besoin de témoins que de maîtres. La catéchèse, non seulement des enfants et des jeunes, mais aussi celle de toute la communauté, a besoin de beaucoup d’ouvriers. Même ceux de la onzième heure, que personne n’a encore embauchés, sont les bienvenus.

Et la récompense promise par le Seigneur est au-delà de toute espérance.

 

Dimanche le 26 juin 2011


Le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ


Prenez courage … vous êtes des pierres vivantes
Autrefois on promenait le Saint Sacrement dans les rues de chaque paroisse des villes et des villages. Tout le monde s'arrêtait, tout le monde participait à cette grande fête. On priait, on chantait: On manifestait sa joie, on était heureux et on en profitait pour réclamer l'intervention de Dieu dans nos affaires quotidiennes.

Aujourd'hui on continue à manifester, on continue à réclamer. Mais maintenant on réclame des gouvernements. Nous sommes désormais devant l'état-providence au lieu du Dieu-Providence. Ce n'est pas mauvais en soi de réclamer de l'État, en autant qu'on fasse la juste part entre les deux niveaux d'intervention. « Aide-toi, et le ciel t'aidera. » Il ne faut ni tout attendre du gouvernement sans rien faire pas plus qu'il ne faut tout attendre de Dieu sans rien faire.

Ce que tout le monde réclame, c’est du pain pour tout le monde parce qu’on sait que le pain est nécessaire pour la vie de tous les jours. La nourriture essentielle pour la survie de l’humanité. Nous devons prier pour que le partage du pain se fasse le plus justement possible. Jésus le savait lui aussi qui un jour a multiplié le pain pour que toute la foule ait à manger. Mais il savait aussi qu’un autre pain serait aussi nécessaire pour que tous, à son exemple, aient le goût de partager. Pour cela, il est allé jusqu'au bout du don de lui-même. C'est ce qui nous a valu l'Eucharistie.

Il nous a fait don de son Corps et de son Sang pour nourrir notre foi. Ce don extraordinaire n'est pas un comprimé miraculeux, une pilule qui agit automatiquement; c'est une invitation à imiter le sacrifice de sa vie, le don total que le Seigneur a fait de lui-même pour soutenir nos propres efforts et nos propres engagements dans notre société d'aujourd'hui.

« Le pain que je vous donnerai, c'est ma chair pour que le monde ait la vie ». L'Eucharistie est nourriture. La nourriture est essentielle pour que la vie progresse. L'Eucharistie est nourriture pour la vie de Dieu en nous, bien sûr. Mais si je néglige cette vie-là, l'autre, ma vie quotidienne, ma vie humaine, ma vie de tous les jours devient de plus en plus difficile à vivre parfois même impossible et intolérable.

« Prenez et mangez » a dit Jésus. « Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang » et les disciples n'ont pas compris tout de suite ce qu'il voulait leur dire. Peut-être n'avons-nous pas encore tout compris nous aussi. Mais nous savons bien qu'il y a un lien évident entre la santé du corps et celle de l'âme. Jésus est venu pour nous apprendre la vie, pour nous apprendre à vivre.

Jusqu'au jour où nous pourrons dire avec Saint Paul: « Pour moi, vivre, c'est le Christ », nous avons encore à essayer de comprendre le don que Dieu nous a fait en nous donnant son Fils et le don du Fils en nous donnant son Corps. Que la « Fête-Dieu » la Fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ soit pour nous une occasion de demander au Seigneur d'augmenter notre foi. Jean Jacques Mireault, prêtre

 

Dimanche le 26 juin 201

 

LA SAGESSE


LA VÉRITÉ, LA BONTÉ ET L’UTILITÉ


Socrate avait dans la Grèce antique, une haute réputation de la sagesse. Quelqu'un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit :

- Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ?

- Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.

- Les trois passoires ?

- Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires. La première est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu me dis est vrai ?

- Non, j'en ai seulement entendu parler...

- Très bien, tu ne sais pas si c'est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?

- Ah non, au contraire !

- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es pas certain si elles sont vraies. Tu peux encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?

- Non, pas vraiment.

- Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bon, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?
 

 

 

Dimanche le 3 octobre 2010

« LE MOT DU PASTEUR »

Pour « naître et grandir dans la foi »…

Il nous est demandé de ne pas baisser les bras devant les difficultés, de ne pas céder au désenchantement et de ne pas médire au sujet du temps que nous avons à vivre. Notre temps est béni de Dieu, comme le sont tous les temps qu’Il nous donne à vivre.

Il nous est demandé d’être des chrétiens en marche qui croient fermement à la jeunesse de l’Évangile et à la capacité qu’il possède toujours de tracer des chemins de solidarité, de justice et de bonheur. Il nous est demandé de nous faire mutuellement confiance et de mettre en œuvre des projets, souvent modestes, qui apporteront dans notre milieu un peu d’espoir et de réconfort.

Il nous est demandé d’aimer assez le Christ et son Évangile pour les proposer à ceux et celles qui ne les connaissent pas, ou les connaissent peu, ou les connaissent mal. Il nous est demandé de faire voir, autour de nous, que la vie selon l’Évangile rend heureux et que l’amour vécu à la manière de Jésus n’est pas un rêve, mais un idéal à poursuivre patiemment.

Jean-Roch Lefebvre
Pasteur du Grand Joliette

 

Dimanche 26 septembre 2010

Luc (16, 19-31)


« S'ils n'écoutent pas Moise et les prophètes, quelqu'un pourrait bien ressusciter d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus. »

(Luc 16,19-31)

           

 

Depuis déjà trois semaines, le Seigneur nous avertit des dangers de la richesse, Il nous a donné des exemples évidents en nous racontant des histoires plus captivantes les unes que les autres.

            Ce fut d'abord l'histoire de l'enfant prodigue, attiré par des gains vite faits et le désir de jouissantes immédiates. Il demande à son père de lui remettre sa part d'héritage, et il part dilapider son argent. Ce fut ensuite le gérant malhonnête. Il  s'est vu pris en flagrant délit de vol qualifié et il essaie de s'en sortir en allant encore plus loin dans sa malhonnêteté.

            Aujourd'hui, c'est le mauvais riche qui ne voit même pas à sa porte le pauvre Lazare à qui les chiens viennent lécher les plaies tellement il est misérable.

            Histoires, paraboles, racontées par le Seigneur devant les agissements des gens de son temps. Histoires, faits divers dont on pourrait trouver des exemples par milliers encore dans notre monde d'aujourd'hui.

            Le Seigneur n'a pas voulu nous donner des exemples à imiter. Il a voulu nous dire comment le Père, son Père, notre Père réagit devant nos comportements.

            Il fallait regarder le Père, dans l'histoire de l'enfant prodigue, le Père miséricordieux et plein de tendresse pour ce fils qui revient bredouille. Il fallait regarder le maître dans l'histoire du gérant malhonnête. Le maître qui trouve brillant son gérant et qui s'écrie: "Si mes enfants de lumière pouvaient être aussi habiles et inventifs quand il s'agit de leur vie d'enfants de Dieu dans mon Royaume."

            Enfin, cette semaine, dans l'histoire du mauvais riche et de Lazare, il nous faut regarder Abraham déçu devant la vie menée par ce riche égoïste.

            Ouvrez les yeux pendant qu'il en est encore temps. Voyez la situation, voyez les gens autour de vous. Ne restez pas sourds et aveugles devant la misère de vos frères, mes enfants.

            C'est aujourd'hui qu'il vous faut agir, demain il sera trop tard. Effectivement, Quelqu'un est bel et bien ressuscité d'entre les morts, mon propre Fils, Jésus Christ. Et pourtant, ils ne croient toujours pas.

Jean Jacques Mireault, prêtre.

 

Dimanche le 26 septembre 2010
 

M. V. Bernadot, o.p.

La perle eucharistique

La communion vise à nous faire perdre notre vie propre pour lui substituer la vie du Christ qui a lui-même déclaré cette intention:
« De même que je vis par mon Père, celui qui me mange vivra par moi »

(Jn 6,57)

 

Dimanche le 26 septembre 2010

 

Le calice par dom. Hugues

Avez-vous remarqué le très beau calice utilisé durant la messe ?

Chez les Romains, le calix était une sorte de verre à boire que les Grecs appelaient kulix.

Pour les chrétiens, le calice devient un vase sacré: c’est la coupe qui porte en son creux le précieux sang.

Pour marquer la noblesse de son usage, il est souvent réalisé par un artiste en une pièce unique et une matière noble.

Recouvert de métaux précieux, il rend compte que rien n’est trop beau pour Dieu.

Modeste et sobre, ne rappelle-t-il pas alors que le Christ s’est fait pauvre avec les pauvres ?

 

Dimanche le 5 septembre 2010

 

 

Se donner du temps

pour soi

 

 



La parabole de celui qui bâtit une tour, et celle du roi qui part en guerre, veulent nous dire qu’à certaines heures, on doit s’arrêter à réfléchir sur le sérieux d’une décision qu’on a prise ou qu’on va prendre.
Il y a un temps pour réfléchir, et un temps pour agir.
D’ordinaire, l’action ne fait pas trop de problème. La vie nous force à l’action. Mais alors, la réflexion n’y trouve pas facilement sa place. On agit sans savoir pourquoi, on agit sans savoir où on va. On marche sans savoir si on est dans le bon chemin.
Je dois me rappeler que le Christ a un projet avec moi. Pour le réaliser, je dois collaborer. J’ai à le comprendre, Lui. Je dois me familiariser avec l’idée qu’il a sur moi. Je suis une idée de Dieu.
Ça, ça ne se fait pas dans le va-et-vient de l’action. Il faut s’arrêter, se donner du temps, réfléchir. Réfléchir ma vie de chrétien.
Un roi qui veut faire la guerre commence par calculer.

Un contracteur qui bâtit une tour commence par regarder comment s’y prendre. Il s’arrête, il se donne du temps, il réfléchit.

Louis Fecteau, prêtre

 

Dimanche le 22 août 210

J'VEUX PAS ALLER À L'ÉCOLE!

Je ne sais trop pourquoi, mais à chaque été, lorsqu'arrive la mi-août et que l'on voit apparaître dans les réclames commerciales le "retour à l'école", lorsque les magasins nous offrent des spéciaux pour la rentrée des classes, et surtout, lorsque je vois dans nos rues les fameux autobus jaunes, une vraie déprime s'empare de moi... Pourtant, il y a belle lurette que j'ai dépassé l'âge scolaire. Serait-ce un genre de SOS que me lance mon subconscient ?

À 12 ans, Luciano Pavarotti assistait à une pratique de chant du célèbre ténor Berniamino Gigli qui exécutait des vocalises, tantôt à mi-voix, tantôt à pleine gorge. Surpris de ces exercices, Pavarotti lui demanda combien de temps il avait étudié. Gigli, alors âgé de 57 ans, lui répondit: "J'ai cessé d'apprendre il y a cinq minutes !" Autrement dit, on apprend toujours et sans cesse, en autant qu'on ne se ferme pas les yeux ni les oreilles.
Il est normal pour un étudiant de sentir une certaine nostalgie à laisser un emploi d'été ou des vacances pour retourner aux études, comme pour l'ouvrier qui reprend le travail après sa période de vacances. Ce qui fait peur en réalité, ce ne sont ni les études ni le travail, mais la discipline et le cadre rigide plus contraignant qui les entourent.
Pourtant, lors de son passage à Toronto à l'occasion des Journées mondiales de la Jeunesse, notre vieux pape JP2, comme se plaisaient à l'appeler les jeunes, ne s'est pas gêné pour rappeler que les béatitudes qui doivent diriger nos vies ne s'achètent qu'au prix de la croix. Être "la lumière du monde" n'est pas une mission facile et à chaque jour il nous faut aller à l'école du Christ :

  "Je suis le Chemin,  la Vérité et la Vie".

Site Internet : http-www.railleries.com
 

Dimanche le 15 août 2010

HYMNE ESTIVAL

Merci à toi, été sublime,
qui permets de revivre!
Merci à toi, fourmi,
qui sur ton chemin de sable, rappelles la vérité de la persévérance!
Merci à toi, petite fleur sauvage,
qui rayonnes la beauté de la simplicité!
Merci à toi, colibri bourdonnant,
dont la délicatesse atteint le cœur.
Merci à toi, papillon folâtre,
dont la vie n'est que couleurs de joie!

Merci à toi, Dieu créateur, d'avoir inventé la terre...
Merci à toi, de m'avoir donné ton visage...
Merci à toi, de m'avoir tout donné!

Dieu créa l'homme à son image,
à l'image de Dieu il le créa,
homme et femme il les créa
Gen 1

Site Internet : http-www-railleries. com
 

Dimanche le 23 mai 2010

 

      La Pentecôte


Ça déborde !

            D’année en année, la première lecture proclamée le dimanche de la PENTECÔTE est le récit qu’en présentent les ACTES DES APÔTRES. Plus je médite ce passage de l’Écriture, plus je suis frappé non seulement par l’idée de PLÉNITUDE qu’il contient, mais aussi par celle du DÉBORDEMENT.

 

            La plénitude est mentionnée par le vocabulaire qu’emploie l’auteur sacré. Notre traduction liturgique mentionne : « quand arriva le jour de la Pentecôte; » pour suivre de plus près le texte original, il faudrait avoir: « quand furent ACCOMPLIS les jours de la Pentecôte. » On dit ensuite que la maison où ils étaient fut REMPLIE du vent venu du ciel. Et que TOUS (encore une idée de plénitude) furent REMPLIS DE L’ESPRIT SAINT.

            Le débordement est exprimé de diverses manières. D'abord, les disciples, jusque-là enfermés par crainte des foules, sortent de leur mutisme et parlent d’abondance. Et des gens de partout, que la fête juive de la Pentecôte avait amenés à Jérusalem, entendent chacun dans sa langue la proclamation des merveilles de Dieu.

            Une communauté internationale vient de naître, qui sera témoin de Jésus.

            L’Esprit fera déborder jusqu’aux confins de l’univers – représentés ici par toutes les nations – la Bonne Nouvelle que la vie de Jésus n’avait fait entendre que dans son pays et un peu dans l’environnement immédiat.

            Il y a déjà plus de cinquante ans, le pape Jean XXIII avait souhaité que le concile qu’il avait convoqué soit UNE NOUVELLE PENTECÔTE. C’était sans doute de sa part, une manière de dire qu’il voulait non seulement que la Bonne Nouvelle puisse être entendue partout, mais aussi qu’elle soit compréhensible pour toutes les nations.

            Il ne s’agissait pas seulement – comme certains l’on cru – de traduire la liturgie dans les langues modernes, mais surtout pour l’Église d’avoir une présentation du message qui puisse rejoindre dans leur vécu toutes les nations.

            C’est dans la logique de l’Incarnation. Jésus en se faisant homme s’est fait juif. L’Église, comme Paul le dira de lui-même, doit savoir se faire grecque avec les grecs, romaine avec les romains, africaine en Afrique, etc… tout en demeurant la seule Église de Jésus.

            Conserver à la fois la nécessaire unité et la légitime diversité. C’est tout un défi que seul l’Esprit Saint peut relever. Cet Esprit dont Jésus a déjà dit qu’il souffle où IL veut.

            Il y a là de quoi prier en cette Pentecôte 2010.

Jean-Pierre Camerlain, prêtre

 

Dimanche 14 mars 2010

Les œufs de Pâques

La couleur la plus anciennement connue est le rouge, symbole de l'énergie vitale et, en même temps, du sang du Christ.

Les différentes parties de l'œuf ont été interprétées d'un point de vue chrétien et théologique :

      la coquille est le corps ressuscité du Christ;

      le blanc d'œuf  en est l'âme et

      le jaune d’œuf divinité.

 

Dimanche 21 février 2010

 

 

ENTRÉE EN CARÊME

 

 

 

« Poussés par l’Esprit, entrons dans ce doux temps du carême » pour faire tous ces pas de réconciliation pour créer de l’harmonie en nous et autour de nous:

  •   réconciliation avec Dieu pour toutes ces fois où nous l’accusons de tout;
  •   réconciliation avec nous-mêmes pour toutes ces fois où nous ne nous acceptons pas;
  •   réconciliation avec les autres pour toutes les fois où nous les avons « rapetissés » ;
  •   pour mieux vivre la solidarité comme l’Organisme « Développement et Paix » nous y
      invite pendant le carême;
  •   réconciliation avec la nature pour vivre en harmonie avec ce que le Créateur nous a
      confié.

Mettons-nous ensemble, car disons-nous-le bien:
La réconciliation construit l’avenir!

Maurice Comeau, prêtre

 

Le mot « carême » est une contraction du mot latin « quadragesima » qui signifie quarantième. Quarante est, dans la Bible, un chiffre symbolique qui exprime un temps d'attente et de maturation, le symbole de l'épreuve qui prépare à rencontrer Dieu. Les hébreux sont restés 40 ans dans le désert avant d'entrer dans la terre promise. Moïse et Élie sont restés 40 jours sur le Sinaï. Jésus a été envoyé par l'Esprit pendant 40 jours dans le désert avant de commencer sa mission.

 

Dimanche le 24 janvier 2010

Une parole vivante

Comme le peuple de Dieu réuni autour d’Esdras au 4ème siècle avant Jésus-Christ, comme les gens de Nazareth avec Jésus dans la synagogue de leur village, nous nous sommes rassemblés pour écouter la Parole de Dieu.

Dieu a parlé à nos Pères

La Bible nous raconte l’histoire sainte, l’histoire du peuple de Dieu. Mais il ne faut pas voir dans les récits des reportages comme nous sommes habitués à les entendre à la télévision ou rapportés par des journalistes. Saint Luc nous le rappelle: il s’est « informé soigneusement de tout depuis les origines », mais c’est un enseignement de foi qu’il nous livre, une interprétation de la vie de Jésus à la lumière de la résurrection. Il ne faut pas nous contenter de lire la Bible au pied de la lettre. Il faut être capable de l’interpréter, de la comprendre. C’est ce que Jésus fait pour les gens de son village: « Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

Dieu nous parle encore

Cette parole de Jésus est vraie aussi aujourd’hui. Ce n’est pas seulement une belle histoire du passé. C’est une Bonne Nouvelle pour nous aujourd’hui. Pour nous, la Parole de Dieu, ce n’est pas un livre, c’est quelqu’un: Jésus-Christ. En Jésus, la Parole de Dieu se réalise. Mais il faut aussi pour cela que nous ne nous contentions pas d’écouter la Parole, mais qu’elle s’incarne dans notre vie personnelle. Autrement elle restera lette morte. À nous de faire de la Parole, une Parole vivante, à nous de devenir nous-mêmes paroles vivantes.

Yves Chamberland, ptre

 

Dimanche le 17 janvier 2010

«La prière pour l’évêque »

par dom. Hugues

Pendant 27 ans, à toutes les messes nous avons prié avec amour pour « notre Pape Jean Paul ». C’était devenu une habitude… si bien qu’il faut maintenant nous habituer à « notre Pape Benoît » !

C’est une très antique tradition de nommer l’Évêque de Rome, car c’est lui qui réalise la communion dans toute l’Église.

En le nommant, nous exprimons notre désir de cette communion. De même, nous nommons l’évêque du lieu où se célèbre la messe. Il est responsable de la communion dans une région donnée. Tous les évêques sont successeurs des apôtres.

En nommant le pape et l’évêque, nous désirons cette communion de l’Église, et déjà nous la construisons.

Au fait, connaissez-vous le nom de votre évêque ?

 

Dimanche le 10 janvier 2010: Le baptême de Jésus

DIEU TIENT PAROLE…

JOIE POUR TOUS LES PEUPLES


« C’est Toi mon Fils bien aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. » (Marc 1, 7-11)
 

 

En cette fin de semaine, nous nous rappelons le jour où Jésus s’est présenté devant son cousin Jean Baptiste pour être baptisé.

Jésus n’avait certes pas besoin du baptême de Jean qui était un baptême de conversion. Mais il a voulu donner un témoignage et dire ainsi à tous ceux et toutes celles qui étaient là, l’importance et la nécessité de recevoir de la part de Dieu, ce signe sensible de reconnaissance du fait de la dignité et de la valeur de tout être humain.

            Jésus s’est fait baptiser. L’Évangile nous dit qu’à ce moment précis où il entrait dans l’eau, le ciel s’est ouvert, on a vu comme une colombe descendre du ciel et une voix s’est faite entendre qui proclamait: « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j’ai mis tout mon amour. »

            Il ne pouvait pas en être autrement. Le Fils éternel du Père venait manifester sa présence au milieu du monde et le Père ne pouvait faire autrement que d’en ressentir une grande joie et de le dire.

            Le baptême que tout être humain est en droit de recevoir ici-bas est aussi une reconnaissance d’une réalité déjà existante. Chaque être humain est de par sa nature créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

            Le baptême de tout enfant ou adulte est donc avant tout une prise de conscience de cette réalité, et il devient d’autant plus important qu’il permet à chacun et chacune qui le reçoit de s’entendre dire par le Père à l’exemple du jour du baptême de Jésus: « Celui-ci, celle-ci, c’est mon fils, c’est ma fille, je l’aime. » Aimez-le, aimez-la à votre tour car en elle ou en lui j’ai mis tout mon amour. Respectez-les tous sans exception, car ils sont tous mes enfants et je veux que par vous, ils et elles soient tous et toutes aimés également.

            Et le prêtre qui baptise a cette responsabilité indispensable de faire en sorte que tout le monde soit averti de cette immense dignité et grandeur de l’être humain tel que voulu par Dieu.

            Il est important que partout dans le monde il y ait des individus qui consacrent leur vie à faire comprendre au monde leur propre dignité, leur propre grandeur et la valeur que chaque être humain, sans exception, doit avoir aux yeux de tous. Nous sommes en face de personnes aimées de Dieu, revêtues de la dignité même de Dieu et appelées à vivre de la vie même de Dieu, aujourd’hui et pour toujours.

            Aujourd’hui, vivre toujours. En faisant baptiser  leur enfant, les parents prennent conscience qu’ils lui ont donné la vie, c’est vrai. Mais ils réalisent en même temps que Dieu aime cet enfant au point de lui donner sa propre vie, la vie éternelle.

            Prions pour que personne ne soit privé de cette occasion extraordinaire de réaliser sa propre grandeur aux yeux de Dieu et aux yeux de tous.

Jean Jacques Mireault, prêtre
 

Dimanche le 10 janvier 2010

L’hostie par dom. Hugues

 

L’hostie, vous l’avez tous vue durant cette messe, est blanche, ronde et plate. Cela ressemble-t-il encore à du pain ?
Jésus a choisi du pain pour que tous se souviennent de lui. Il l’a fait selon la pieuse tradition des juifs fervents. Au repas de Pâques, une fois par an, on supprimait les vieux levains, on consommait du pain sans levain; c’était la chance d’un renouveau, tant dans les aliments que dans la vie spirituelle.
Nos hosties sont toujours du pain sans levain.
N’est-ce pas pour nous aussi dans ces hosties rondes et blanches, le gage d’un monde nouveau que nous recevons ?

 

Dimanche le 3 janvier 2010: Épiphanie du Seigneur

Les dons que l’on reçoit sont surtout pour les autres. C’est la pensée à retenir pour l’Épiphanie.

Notre foi, nous l'avons reçue : elle doit aider les autres. La Révélation, nous l’avons entendue : nous devons l’annoncer à d’autres.

Pourquoi?

Parce qu’il y a encore des mages qui cherchent l’étoile. Ils ne sont pas toujours loin de nous. Il s’en trouve dans notre famille, dans notre parenté, parmi nos amis.

Les Mages viennent de loin pour adorer Jésus. Personne aujourd’hui ne peut être assez loin du Christ pour ne pas voir son étoile.

« Que votre lumière brille aux yeux des hommes! »

Je suis une étoile pour quelqu’un que je ne connais pas, mais qui cherche dans la nuit.

Ce ne sont pas tellement les belles considérations, ni les belles recommandations qui font briller mon étoile. C’est ma vie intense de chrétien qui va la faire briller, et susciter l’espérance de quelqu’un qui cherche.

Louis Fecteau, prêtre

 


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Dimanche le 20 décembre 2009

 

PUNCH DU JOUR DE L’AN

Prenez-vous tel que vous êtes,
enlevez la pelure d’égoïsme,
arrachez les graines de pensées malveillantes…
Enlevez tous les préjugés et les tracas

À cela, ajoutez :
la conviction profonde que la vie vaut la peine d’être vécue.
Mélangez bien.
Avec une idée pratique : VOUS ÊTES QUELQU’UN.
Assaisonnez d’un grain d’humour et d’optimisme,
sucrez avec de l’amour,
puis ajoutez une ferme résolution :
Celle de faire de votre mieux
à chaque heure du jour,
quoiqu’il arrive.
Laissez mousser 365 jours…
Garnissez de sourires et
de mots aimables.
Servez avec douceur et courage,
vous verrez l’effet…

 

 

L’AMOUR FAMILIAL

 


 

Dimanche le 20 décembre 2009

Avoir foi en son fils bien-aimé et nous aimer les uns les autres tels sont les exemples donnés par Marie et Joseph dans la droite ligne du commandement d’amour qu’énoncera le Christ. Ainsi, en tout, nous demeurons en Dieu. Si notre cœur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu, et tout ce que nous lui demandons, il nous l’accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements. Le commandement de l’amour s’enracine dans nos vies par la foi. En cette fête de la Sainte Famille, tournons notre regard vers la famille.

            Thierry Larcher

 



« Pourquoi Jésus est infiniment meilleur que le Père Noël… »

Dimanche le 13 décembre 2009

• « [ ,..] On dit que le Père Noël vit au Pôle Nord. Jésus est partout.

• Le Père Noël ne te visite qu'une fois par an. Jésus est toujours présent à tes côtés.

• Le Père Noël remplit tes chaussettes de cadeaux. Jésus comble tous tes besoins. Le Père Noël s'introduit par la cheminée sans y être invité. Jésus se tient à la porte de ton cœur et II frappe. II entre dans ton cœur quand tu L'y invites.

• Il faut scruter l'horizon pour apercevoir le Père Noël, Jésus est toujours proche de ceux qui L'aiment.

• Le Père Noël t'autorise à s'asseoir sur ses genoux. Jésus te donne du repos dans ses bras.

• Le Père Noël ne connaît pas ton nom, il peut tout juste te demander : « Salut petit garçon ou petite fille, quel est ton nom? »: Jésus te connaît par ton nom avant même la naissance. Non seulement Il connaît ton nom, mais II connaît aussi ton adresse. II connaît ton histoire et ton avenir et II sait même combien de cheveux tu as sur la tête.

• Le Père Noël a un gros ventre plein de soupe. Jésus a un cœur plein d'amour.

• Tout ce que le Père Noël peut t'offrir, c'est un encouragement en marmonnant joyeusement "Ho, ho, ho!': Jésus t'offre la santé, l'aide et l'espoir.

• Le Père Noël dit : « Tu ferais mieux de ne pas pleurer »: Jésus dit : « Repose-toi sur moi, pour tous tes soucis, car moi seul prends soin de toi. »

• Le Père Noël met des cadeaux sous le sapin. Jésus s'est offert Lui-même pour toi en mourant sur le bois de la croix…

Auteur américain anonyme

 

Dimanche 13 décembre 2009

Il me semble qu’il y a des ordres qu’on ne peut quasiment pas entendre, des commandements impossibles à recevoir à certaines heures.

Des impératifs comme : « Réjouissez-vous », « Soyez dans la joie », sont de ceux-là. Quand je suis de mauvaise humeur, il n’y a pas un chrétien qui pourrait me faire sourire. La joie, ça ne se commande pas.

Les mots sont pourtant là, qui remplissent la liturgie du jour : joie, sérénité, fête, ovation, allégresse, bonheur, salut, … ça nous suffit.

Ce qu’ils veulent dire, ce qu’ils nous « commandent », c’est ceci : « Cherchez les motifs de vous réjouir », car il y en a, et il y en a beaucoup. Cherchez les raisons d’espérer. Le malheur, c’est qu’on refuse de les regarder.

Ces motifs, quels sont-ils?

Le Seigneur est proche de nous, il est sur le point de nous revenir.

Le Seigneur écarte nos accusateurs, c’est-à-dire ceux qui nous empoisonnent la vie.

Le Seigneur est en toi, tu n’as plus à craindre d’être malheureux.
Il te renouvellera par son amour; il t’aime toujours.

Supplie le ciel. Ça te redonne la paix du cœur.

Interroge le Seigneur : Que devons-nous faire?

Il nous répond, Il éclaire nos cœurs avec douceur, comme l’aurore chasse la nuit.

Quels sont mes raisons à moi pour me réjouir? Il en a beaucoup.
C’est par là, Seigneur, que tu nous invites à la joie.

Louis Fecteau, prêtre
 

 

 

 

 

 

Dimanche le 6 décembre 2009

Instinctivement, ce n’est pas notre manière de faire, suivre un guide. Quand j’entre dans une salle d’exposition, quand je visite un lieu historique, quand je m’introduis pour une visite d’usine, je vais voir les choses d’abord, avant les personnes. J’aime bien me sentir dégagé, libre de mes mouvements. J’aime suivre mon rythme, et me régler sur mes intérêts.

Pourtant, le guide m’apprendrait à voir les choses autrement.
Il mettrait mon attention là où je passerais trop vite. Il m’arrêterait devant ce qu’on appelle un trésor.

Le guide ne s’impose pas. Il se présente à vous. Il veut aider. Il est prêt à vous guider, mais aussi prêt à vous suivre. Il devine un peu ce que vous attendez et il vous livre ce qu’il sait. Dans le désir de vous émerveiller très souvent, parce qu’il le fut lui même.

Car le guide réserve dans son sac, des merveilles inconnues encore, et brûle de vous en faire part. Au fond, il vous aime beaucoup et veut partager la joie de ses découvertes.

Il nous reste à lui faire confiance. Il nous reste à tout écouter de lui. Et heureux guide, si on lui pose de bonnes questions.

L’année liturgique commence. Jésus s’offre pour être notre guide. Jean Baptiste l’annonce. Plusieurs sont prêts à le suivre. Ensemble, nous marchons sur ses pas

Louis Fecteau, prêtre
 

Le Christ, Roi de l'univers  B

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (18,33b-37)

22 novembre 2009

La Fête du Christ Roi est une fête catholique célébrée le dernier dimanche de l’année liturgique, en novembre. Elle évoque pour les catholiques la royauté, la domination de Jésus sur toute la Création, l’univers créé par Dieu. Le terme roi pour symboliser la puissance qui vient de la tradition juive. La royauté était dans l’Ancien Testament la forme de gouvernement la plus courante du peuple d’Israël.
Cette domination n’est pas entendue comme politique.
L’Église catholique enseigne que le monde est transformé par la mort, la résurrection et la montée au ciel de Jésus-Christ.
Cette fête a été instituée par le pape Pie XI (encyclique Quas primas du 11 décembre 1925).
Cette fête est immédiatement suivie par la période de l’Avent qui précède Noël de quatre semaines.

 

 

33e dimanche du temps ordinaire B

Évangile de Marc (13,24-32)

15 novembre 2009

Quand j’ai constaté qu’en ce 15 novembre, la lecture évangélique du 33e dimanche ordinaire était celle de la fin du monde, je n’ai pu m’empêcher de sourire.  Car, dans ma tête déjà blanchie de Québécois de souche, je n’ai pu oublier que cette date du 15 novembre rappelle la prise du pouvoir – plutôt étonnante alors – par le Parti Québécois dirigé par René Lévesque.  Pour certaines personnes, on croyait alors que la fin du monde était arrivée, alors que pour d’autres, c’était le début d’un temps nouveau!

Laissant la politique de côté, je pense cependant que dans l’annonce de la fin telle qu’on la trouve dans les Évangiles, les deux aspects sont présents.  Quand Jésus parle de la fin de Jérusalem, c’était, pour la majorité de ses contemporains juifs, l’équivalent de la fin du monde.  Comment le peuple de Dieu pourrait-il survivre à l’anéantissement de sa capitale et surtout de son Temple? 

Pour Jésus au contraire, commençait alors un temps nouveau.  La Parole allait quitter les frontières d’un seul peuple pour rayonner, à partir de Jérusalem, à travers la Samarie et la Galilée jusqu’aux confins de l’empire romain.  (C’est le plan du livre des Actes des Apôtres).

Même la fin du monde matériel, quels que soient les moments et les circonstances de celle-ci, ne sera pas la fin du Règne de Dieu.  La vie, si elle est détruite sur terre, continuera auprès de Dieu pour l’éternité.

Et ce qui est vrai de toute l’humanité quand celle-ci arrivera à son terme, l’est aussi pour chaque personne quand sa vie sur terre, quels qu’en soient le moment et les circonstances, arrive à sa fin.  La vie n’est pas détruite, elle est transformée, chante-t-on dans la préface des défunts.

En ce mois de novembre, le rappel de la mort et de la résurrection de Jésus à chaque eucharistie oriente notre réflexion, au-delà de la tristesse que la mort – la sienne propre et celle des êtres aimés – engendre, vers l’espérance partagée par tous les croyants.

La fin du monde ne doit pas provoquer la peur, mais rappeler que la vie continue même si sa forme va changer.  À la suite de l’expérience vécue par Jésus lui-même et transmise par la foi de toutes les générations qui l’ont suivi.

Jean-Pierre Camerlain ptre
 

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