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L’Eucharistie
Catéchèse Thèmes Réflexion
1 - L’ACCUEIL
· Est-ce que vous aimez accueillir des gens ou des amis chez-vous? · Comment aimez-vous être accueillis par les autres?
L’ouverture de la célébration comprend :
L’accueil à la porte de l’église Mot de bienvenue par un animateur ou une animatrice Le chant d’entrée La préparation pénitentielle Le gloire à Dieu L’oraison du prêtre
Quelques pistes de réflexion sur l’accueil.
À partir de la vie…· Face à une culture de l’individualisme, l’Église est appelée à favoriser des espaces pour entrer en communion les uns avec les autres. Et pour y arriver on commence par l’accueil.
· Dans un monde de télécommunication où on peut parler avec quelqu’un à l’autre bout du monde comment favoriser la communion avec ceux et celles qui sont à côté de nous?
· Autrefois, les gens discutaient sur le perron de l’église, aujourd’hui, quels sont les perrons de nos églises?
· Comme dans tous les banquets ou les fêtes, il y a un rassembleur; chaque dimanche c’est Jésus lui-même le « rassembleur ». « Se rassembler le dimanche est un geste ecclésial vécu en réponse à la convocation du Seigneur »
· Quand on visite quelqu’un, il nous invite à entrer au salon, à s’asseoir, à faire connaissances avec les autres invités. On partage et on se donne des nouvelles. En Église, c’est un peu la même chose. Nous sommes accueillis et après qu’on se soit salué, on est invité à s’asseoir et à entendre la Bonne Nouvelle de la Parole de Dieu.
· Selon le dictionnaire, le mot accueillir, signifie « recevoir bien ou mal, donner l’hospitalité à ». Dans nos églises, quelle est la qualité d’accueil?
A partir de la Parole de Dieu…
· Dans la Parole de Dieu, on peut lire : Rom 15,7 « Soyez accueillants les uns pour les autres comme le Christ le fit pour vous à la gloire de Dieu. » Luc 15,2 « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux » Marc 9,37 « Quiconque accueille un petit enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille. » Mat, 10,40 « Qui vous accueille m’accueille, et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. »
A partir de la liturgie …
Dans la liturgie, l’action d’accueillir présente un lien très fort avec l’écoute et l’hospitalité.
Dans la célébration eucharistique nous sommes invités à accueillir : - Les gens, c’est-à-dire, tout le peuple de Dieu. - Le président de l’assemblée car il représente le Christ-tête, époux et il préside « in persona Christi capitis » Ex. Le Seigneur soit avec vous… R : et avec votre esprit. C’est le Christ lui-même qu’on salue.
- Souvent
on accueille en procession la Parole de Dieu et aussi la croix. Et nous - Arrivé au rite pénitentiel, nous nous présentons devant Dieu tel que nous sommes, sûrs qu’il nous accueille et nous accorde son pardon. En même temps, Dieu nous invite à accueillir les autres en leur offrant notre pardon. - Nous sommes invités à accueillir Dieu dans toute sa gloire. - Tout au long de la célébration nous sommes invités à accueillir ce que Dieu nous offre : sa Parole et son Pain de Vie.
Illustration du premier thème: l'accueil
Un groupe de personnes, ainsi que le mot ensemble
« Après le drame de la passion, les disciples se dispersent, déçus, désespérés par l’échec de Jésus. Certains repartent chez eux. Mais voilà que Jésus ressuscité les rassemble de nouveau. En fidélité à cet événement, l’Église, convoquée par le Seigneur, se réunit le dimanche pour l’Eucharistie parce que c’est le jour de la Résurrection »
2 - LA PAROLE
La liturgie de la Parole comprend :
Les monitions aux lectures La 1ere lecture tirée de l’ancien testament Le psaume La 2e lecture tirée du nouveau testament L’acclamation à l’Évangile L’Évangile L’homélie La profession de foi La prière universelle
Quelques pistes de réflexion:
Par rapport aux gestes...
· Dans un première moment, nous sommes invités à nous asseoir, comme Jésus faisait asseoir la foule. Dans la culture du Moyen Orient, les gens étaient habitués à écouter assis aux pieds du maître. - Luc 10, 39 Marie est assise aux pieds du Seigneur pour écouter sa Parole; - Luc 4, 20 Jésus Maître est assis pour enseigner - Mat. 5, 1 Jésus enseigne assis, comme on le voit dans le récit des béatitudes. - Actes 8, 26 Philippe s’assoit avec l’Éthiopien eunuque pour lui expliquer les écritures. · Quand on rencontre quelqu’un et qu’il veut nous parler, et que nous trouvons la conversation ou le thème intéressant, nous prenons le temps de nous asseoir.
· Par contre, on se met débout pour écouter l’Évangile : « se lever, verbe qui veut dire, ressusciter ». Est une action qui veut nous aider à comprendre que, s’il s’agit de Dieu qui veut nous parler, nous sommes prêts à l’écouter et à agir en conséquence, à mettre en pratique sa Parole dans nos vies. Aussi c’était l’attitude des apôtres après la résurrection de Jésus, ils partirent répandre la Bonne Nouvelle. · Chaque fois que l’Évangile est proclamé, c’est la Parole du salut que nous entendons et que nous acclamons. Même si on connaît déjà le contenu, on vient plus pour célébrer notre salut.
L’homélie vient compléter la Liturgie de la Parole. Elle a pour but de transmettre un message de la part de Dieu pour son peuple. Elle doit aussi actualiser cette Parole et la rendre simple et compréhensive. · Toute la Parole est d’inspiration divine : 1 Tim. 4, 13-16; Mat. 4,4. · « L’Église, Corps du Christ, porte tout entière la responsabilité de l’annonce de la Parole, qui s’accomplit également par le témoignage de la vie » · La Parole, pain de Vie, nourriture des chrétiens, nourriture de l’âme, Jn. 6, 51.
La Parole de Dieu, une Parole : - à écouter - à accueillir - à comprendre - à adorer : baiser du prêtre sur le livre des Évangiles : « Les paroles de cet Évangile, effacent nos péchés » - à approfondir à la maison et dans les communautés de vie : Act. 2, 42. - à mémoriser et à transmettre aux futures générations. « Les commandements que je te donne aujourd’hui... » Deut. 6, 6-9. et aussi 2 Tim 3, 15-17.
À toi la parole: · Qu’est-ce que tu peux dire comme Bonne Nouvelle aux autres? N’oublie pas que, « la Parole qui vient de Dieu ne lui retourne pas sans avoir produit son effet » · Au moment de la Prière universelle : à mon tour je prends la parole et je prie. Dieu nous assure que, « si mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et vous l’aurez » Jean 15, 7. · Notre prière se fait universelle en tenant compte que le salut de Dieu doit parvenir jusqu’aux extrémités de la terre.
Le Credo vient compléter notre écoute de la Parole, en nous permettant d’exprimer notre adhésion de foi en Celui qui nous parle.
La Parole de Dieu et le mot, Pour naître.
« Depuis ton enfance, en effet tu connais les Saintes Écritures : elles peuvent te donner la sagesse qui conduit au salut par la foi en Jésus Christ. Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner la vérité, réfuter l’erreur, corriger les fautes et former à une juste manière de vivre. Afin que tout chrétien soit parfaitement préparé et pourvu de tout pour faire des bonnes actions « (2 Tim 3, 15-17).
Action de grâce
Pour Ta Parole qui fait vivre, Merci Seigneur. Pour Ta Parole qui relève les pauvres, Merci Seigneur Pour Ta Parole qui soutient notre marche, Merci Seigneur Pour Ta Parole entendu à chaque eucharistie, Merci Seigneur Pour Ta Parole qui nous redonne l’espérance, Merci Seigneur. Pour Ta Parole qui nous envoie annoncer ton amour, Merci Seigneur. Pour Ta Parole qui demeure une Bonne Nouvelle pour notre monde, Merci Seigneur.
3 - LES OFFRANDES
Cette partie de la messe comprend :
La préparation des dons La prière sur les offrandes
Nous sommes invités à réfléchir sur la question suivante :
· Est-ce que vous avez apporté aujourd’hui quelque chose pour présenter au Seigneur?
Préparation des dons Dans la présentation des dons, on apporte le pain, le vin et, les dimanches ou grandes fêtes, d’autres présents symboliques comme des fleurs...
Quelques pistes de réflexion :
· Dans nos eucharisties, nous apportons du pain et du vin. Il faut se rappeler qu’ils ont été achetés, à partir de l’argent que nous recevrons dans la quête ou de la capitation (une partie de notre travail, un certain montant donné à la communauté). Normalement, les servants de messe sont deux laïcs qui viennent à l’autel pour présenter au prêtre les dons du pain et du vin au nom de toute l’assemblée, les mêmes éléments que le Christ a pris dans ses mains lors de la dernière Cène.
· Il faut rappeler d’où viennent le pain et le vin : « Fruits de la terre… », or toute nourriture est nécessairement un fruit de la terre. Fruits du travail humain … ils sont des aliments préparés par le travail, c’est donc toute LA VIE HUMAINE INVESTIE dans le travail de chaque personne.
Un procédé de fabrication qui unifie : Par un autre aspect, le pain et le vin signifient la vie humaine, spécialement dans sa dimension communautaire : le pain est formé en utilisant plusieurs grains de blé et le vin en utilisant plusieurs raisins. Tous ces éléments ont été fusionnés pour former un seul pain, un vin uniforme, comme on souhaite aussi le plus d’harmonie possible au sein de la communauté. Nous parlons donc encore de LA VIE HUMAINE.
Partager un repas, partager la vie : De plus, le pain et le vin sont des parties constituantes d’un repas. Voilà qui illustre encore mieux le désir naturel d’être ensemble. Quand quelqu’un partage son repas, il accepte de ne pas s’accaparer toute la nourriture pour lui seulement. Manger ensemble, c’est reconnaître l’autre comme son frère, sa sœur : c’est vouloir construire la communauté où tous sont reconnus.
· Des ingrédients broyés, pilés : Rappelons-nous enfin que, pour former du pain et du vin, le blé a dû être broyé, moulu, le raisin à dû être pilé, écrasé. Par là, le pain et le vin symbolisent bien LA VIE HUMAINE, cette vie marquée par la souffrance, qui est une autre dimension incontournable du passage sur terre.
· Il y a des dimanches ou des grandes fêtes où nous apportons aussi des fleurs. Alors, nous pouvons dire que vraiment ces dons viennent de tout le peuple de Dieu qui se rassemble pour célébrer et partager le même pain. C’est aussi toute la création qui est présentée, offerte à Dieu en actions de grâce pour tous les biens reçues de son amour et de sa générosité.
· Nous pouvons aussi présenter nos intentions personnelles et communautaires, nous présenter nous-mêmes? Nous pouvons offrir avec le pain et le vin, notre reconnaissance envers Dieu qui est bon, notre amour, notre désir de bâtir un monde meilleur, nos efforts pour rendre le monde plus beau, plus agréable, plus convivial. Mais aussi nos souffrances, nos peines, nos limites
· Consacrer notre vie, notre propre personne : Il devient donc clair que, en offrant du pain et du vin, au fond, c’est NOTRE PROPRE VIE que nous voulons offrir à Dieu, c’est NOUS-MÊME, comme individu et comme communauté, que nous offrons par l’intermédiaire symbolique de ces dons. (Cf. Rm 12,1). Nous nous offrons, en Actions de grâce à ce Dieu qui nous a créés et sauvés, mais il est nécessaire que nous soyons présent de cœur à ce qui se passe afin que nous devenions son Corps, le corps du Christ ».
· « Participant au Sacrifice eucharistique, les fidèles offrent à Dieu la victime divine, et s’offrent eux-mêmes avec elle. » Ce geste d’offrande n’a pas à être répété. En fait, il n’est peut pas être répété : comme le dit Paul, «…il est mort une fois pour toutes;» (Rm 6,10). Entré dans l’éternité, son offrande au Père, manifestée dans sa mort « une fois pour toutes » est désormais une offrande perpétuelle, continuelle. Mais parce que l’Église, et en elle chacun de ses membres, est encore marquée par la condition temporelle, à chaque Eucharistie cette Église demande au Père : « Regarde, Seigneur, le sacrifice de ton Église, et daigne y reconnaître celui de ton Fils. » (Prière eucharistique III).
· En refaisant à chaque Eucharistie les gestes fondateurs du Christ, l’Église se rappelle qu’elle est l’épouse du Christ, qu’elle porte le même anneau que lui, le signe d’une alliance conclue au Calvaire par un don suprême d’amour.
· Avec les dons, nous recevons aussi de l’argent, ou d’autres dons au profit des pauvres ou de l’Église universelle, apportés par des fidèles ou recueillis dans l’église. Il est important de temps en temps de nous rappeler la relation entre la quête et toute l’activité pastorale, la catéchèse, et l’évangélisation que développe la paroisse. Aussi les quêtes spéciales, comme c’est le cas en carême, en faveur de Développement et paix ou les œuvres pastorales de l’évêque … De plus en plus il devient difficile de nous dépasser dans nos offrandes économiques, pour venir en aide à toutes les dépenses que demande une paroisse. Mais probablement nous n’avons pas encore découvert le secret de donner, dans le sens évangélique (Luc 21, 1-4).
Prenons conscience de ce que dit le prêtre au moment de présenter les dons:
Le prêtre : « Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes; nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie ».
Nous reconnaissons, que tout vient de Dieu, car c’est Lui qui nous donne la vie, la santé pour travailler, les talents pour les mettre au service de notre travail, etc. Pour le croyant, le fait de se nourrir correspond donc à une action de grâce
« Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce vin, fruit de la vigne et du travail des hommes; nous te le présentons : il deviendra le vin du Royaume éternel».
Avec le vin, nous pouvons présenter nos peines, nos difficultés, nos angoisses, nos tristesses, afin que le Seigneur, les transforme dans le vin de la joie, le vin du partage et le vin de la paix.
À partir des textes de la liturgie on peut faire les réflexions suivantes:
Par exemple, on peut faire un parallèle entre l’argent donné pour les pauvres, pour l’évangélisation et l’argent comme idole, comme un but en lui-même, mais comme un moyen.
Le pain qui représente l’essentiel pour survivre, et par contre il y a des millions de pauvres dans le monde qui manquent de pain, et du minimum à manger. D’après « Un monde sans pauvreté : Agissons! » plus de 50.000 personnes meurent chaque jour de causes liées à la pauvreté et plus de 1,2 milliard de personnes vivent dans la pauvreté extrême, la plupart étant des femmes; alors que, la production agricole actuelle pourrait nourrir 12 milliards d’êtres humains.
Le vin du partage, de la joie et de l’amour, face au vin de la routine dans nos foyers. Le vin qui nous rassemble, et le vin qui divise beaucoup de familles touchées par l’alcoolisme. L’eau essentielle pour survivre, et la contamination à tous les niveaux. Les fleurs, qui représentent la beauté, en opposition à la destructions de la terre, la mauvaise appropriation de biens dans les mains de quelques-uns, face à la multitude de personnes qui n’ont pas un logement digne.
Enfin nous voyons, de cette façon, le lien fort et intrinsèque entre Eucharistie et engagement social. Entre Eucharistie et justice et paix, entre Eucharistie et une nouvelle culture en faveur de la vie, la vrai Vie, digne et humaine, laquelle nous sommes tous et toutes invités à construire.
Prière d’action de grâce
Gloire à toi, Seigneur, Tu es le Dieu de la Vie, par l’action de ton Esprit, tu fais jaillir la vie partout sur la terre. Pour les homes, les femmes et les enfants de ce monde, Nous te rendons grâce.
Gloire à toi, Seigneur, Tu es le Dieu de Jésus Christ. Par l’action de ton Esprit, tu offres sans cesse ton salut. Parce que ton amour inspire nos gestes et nos paroles, Nous te rendons grâces. (Silvie Latreille)
4 - LA PRIÈRE EUCHARISTIQUE
Réflexions sur la richesse de la grande Prière eucharistique:
On utilise, à titre d’exemple, la prière eucharistique pour la réconciliation I
L’Eucharistie est la « Grande prière par excellence » Elle est action de grâce, adoration et louange qui s’adressent à Dieu le Père par Jésus, dans le Saint Esprit, au nom de toute la communauté. C’est maintenant que commence ce qui est le centre et le sommet de toute la célébration.
On peut distinguer les principaux éléments qui forment la Prière eucharistique : - La Préface - L’acclamation - L’épiclèse - Le récit de l’institution et la consécration - L’anamnèse - L’offrande - Les intercessions - La doxologie finale
On trouve dans un premier moment un dialogue d’introduction qui nous inspire à tourner, à élever et à disposer notre cœur pour vivre en communion plus intime avec Jésus et avec nos frères et sœurs.
Le Seigneur soit avec vous. R. Et avec votre esprit Élevons notre cœur. R. Nous le tournons vers le Seigneur. Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. R. Cela est juste et bon.
1 - La Préface
Préface, veut dire : introduction, préambule. Cette Préface peut parler par exemple de : - Rassembler toutes les choses dans le Christ, - le salut par le Christ, - la Création et le relèvement de l’homme par Dieu, etc., Elle exprime surtout l’action de grâce. « Le prêtre au nom de tout le peuple saint, glorifie Dieu le Père et lui rend grâce pour toute l’œuvre du salut ou pour un de ses aspects particuliers, selon la diversité des jours, des fêtes ou des temps».
Vraiment, il est juste et bon de te rendre grâce, Dieu très saint, car tu ne cesses de nous appeler à une vie plus belle : toi, Dieu de tendresse et de pitié, sans te lasser tu offres ton pardon et tu invites toute l’humanité qui s’est détournée de toi à s’en remettre à ta seule bonté. Bien loin de te résigner à nos ruptures d’Alliance, tu as noué entre l’humanité et toi, par ton Fils, Jésus, notre Seigneur, un lien nouveau, si fort que rien ne pourra le défaire.
Et maintenant que ton peuple connaît un temps de grâce et de réconciliation, tu lui donnes dans le Christ de reprendre souffle en se tournant vers toi, et d'être au service de tout homme en se livrant davantage à l'Esprit Saint.
Pleins d’admiration et de reconnaissance, nous voulons joindre nos voix aux voix innombrables du ciel, pour clamer la puissance de ton amour et la joie de ton salut dans le Christ :
Saint! Saint! Saint!…
2 - L’acclamation
L’acclamation : Comme la prière eucharistique est un dialogue, nous venons de chanter avec tous les esprits dans le ciel, que Dieu est trois fois Saint.
3 - L’épiclèse
Nous arrivons maintenant à l’épiclèse : par des invocations à l’Esprit-Saint, l’Église implore la puissance divine, pour que les dons que nous avons offerts soient consacrés, c’est-à-dire qu’ils deviennent le Corps et le Sang du Christ. Il est important de souligner qu’il y a un autre épiclèse qui est invoqué sur l’assemblée afin que l’Esprit du Seigneur fasse de nous une offrande pure et que nous devenions un seul corps, le Corps du Christ. On l’appelle aussi épiclèse de communion.
4 - Le récit de l’institution et la consécration
Immédiatement après l’invocation de l’Esprit, le prêtre SEUL poursuit le récit de l’institution et la consécration : par les paroles et les actions du Christ s’accomplit le sacrifice que le Christ lui-même institua à la dernière Cène en ordonnant à ses disciples de perpétuer ce mystère. Ce que le Seigneur à institué la veille de sa passion, c’est «le don de lui-même », un don d’amour extrême.
Enfin, nous proclamons à chaque messe, après la consécration : « Il est grand le mystère de la foi » C’est une façon de reconnaître, avec les yeux de la foi que l’Eucharistie est le sacrement de la présence actuelle et réelle du Christ, Fils de Dieu, une présence qui illumine, réchauffe et enchante la vie.
Toi qui fais depuis les origines ce qui est bon pour tes enfants afin de les rendre saints comme toi-même es saint, regarde ton peuple ici rassemblé, et mets à l’œuvre la puissance de ton Esprit : que ces offrandes deviennent pour nous le corps + et le sang de ton Fils bien-aimé, Jésus, le Christ, en qui nous sommes tes enfants.
Nous, qui étions perdus, incapables de nous rapprocher de toi, tu nous as aimés du plus grand amour : ton Fils, le seul Juste, s’est livré entre nos mains, et fut cloué sur une croix.
Mais avant que ses bras étendus dessinent entre ciel et terre le signe indélébile de ton Alliance, il voulut célébrer la Pâque au milieu de ses disciples.
Comme il était à table, il prit le pain, Il prononça la bénédiction pour te rendre grâce, puis il le rompit et le donna aux siens, en leur disant :
« Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »
A la fin de ce dernier repas, sachant qu’il allait tout réconcilier en lui par le sang de sa croix, il prit la coupe remplie de vin, il te rendit grâce encore, et la fit passer à ses amis, en leur disant :
« Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.
Vous ferez cela en mémoire de moi. »
5 - Anamnèse :
Dans l’anamnèse, qui vient d’être proclamée l’Église fait mémoire du Christ en célébrant principalement sa passion, sa résurrection et l’attente de son retour glorieux.
« Vous ferez cela, en mémoire de moi » C’est une invitation beaucoup plus profonde que de répéter simplement les gestes posés par Jésus à la dernière Cène. Cet acte n’appartient pas seulement au passé. Unique et absolu, il s’étend à travers les siècles jusqu’à nous. On entrevoit déjà comment les gestes que nous posons avec le prêtre et ceux qu’il pose en notre nom pendant la célébration eucharistique ne trouvent leur sens que dans la mesure où ils sont portés par cette intention de faire comme Jésus, c’est-à-dire, de vouloir, comme lui, donner toute notre vie par amour en fidélité à l’Alliance scellée avec le Père.
6 - L’offrande
Finalement dans l’offrande, nous entendrons au cœur de cette mémoire, comment l’Église rassemblée, offre au Père la Victime. Aussi nous devons apprendre à nous offrir nous-même, pour qu’à la fin Dieu soit tout en tous.
7 - Les intercessions
Dans cette dernière partie, qu’on appelle les intercessions, le moment vient pour associer à cette prière tous les membres vivants et morts qui forment l’Église et pour qui a été donné Jésus comme Don pour le salut du monde. Notre prière culmine avec la doxologie finale, qui veut exprimer que toute véritable adoration s’adresse à Dieu par Jésus et dans le Saint-Esprit.
Le prêtre :
En faisant mémoire du Christ, notre Pâque et notre paix définitive, en célébrant sa mort et sa résurrection, en appelant le jour béni de sa venue et de notre joie, nous te présentons, Père fidèle et sûr, l’offrande qui remet l’humanité dans ta grâce.
Regarde avec amour, Père très bon, ceux et celles que tu attires vers toi, leur donnant de communier à l’unique sacrifice du Christ : qu’ils deviennent ensemble, par la force de l’Esprit, le corps de ton Fils ressuscité en qui sont abolies toutes les divisions.
Tiens-nous les uns et les autres en communion d’esprit et de cœur avec le Pape Benoît XVI et notre évêque Gilles Lussier aide-nous tous à préparer la venue de ton règne jusqu’à l’heure où nous serons devant toi, saints parmi les saints du ciel, aux côtés de la Vierge Marie et des Apôtres, avec nos frères et sœurs qui sont rentrés chez-toi, et que nous confions à ta miséricorde.
Alors, au cœur de la création nouvelle, enfin libérée de la corruption, nous pourrons chanter vraiment l’action de grâce du Christ à jamais vivant.
8 - Doxologie
Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles de siècles. Amen
La communion
Le grand moment de la prière eucharistique se conclut avec la communion. La fraction du pain qui précède la communion veut nous rappeler que, nous qui sommes nombreux, en communiant à l’unique pain de vie, qui est le Christ, nous devenons un seul corps. (1 Co 10,17).
Il est bon de se rappeler l’importance de bien vivre le geste de communion. Il doit être un témoignage de foi et d’amour envers Jésus que nous recevrons. Nous sommes invités à recevoir Jésus dans la paume de la main et à communier immédiatement devant le ministre. On ne retourne pas à sa place avec le Corps du Christ dans les mains.
Pour les personnes qui apportent l’Eucharistie aux malades rappelons deux ou trois choses importantes : - On l’apporte dans une custode prévue à cet usage. - On se rend directement chez la personne à qui on apporte la communion. - On apporte l’Eucharistie uniquement pour le jour même; personne n’est autorisé à conserver l’Eucharistie à la maison.
Note : Il est très souhaitable que les fidèles reçoivent le Corps du Christ avec des hosties consacrées à cette même messe.
5 - L’ENVOI
· Qu’est-ce que le terme “mission” ou “être en mission” évoque pour vous? · Voyez-vous un lien entre l’Eucharistie et la mission?
Quelques pistes de réflexion:
Le rite d’envoi
« Allez…» Nous voici arrivés au rite d’envoi. La Samaritaine, après sa rencontre avec Jésus, est partie toute joyeuse annoncer la Bonne Nouvelle. Toute rencontre avec Jésus renouvelle, transforme et restaure la personne humaine en sa dignité. Combien plus pour notre rencontre avec Jésus dans l’Eucharistie. C’est ainsi toute la Communauté qui devient une force de transformation du monde à la manière du levain qui soulève la pâte. Voilà le sens du rite d’envoi. Aujourd’hui encore, le Christ nous dit : « Vous serez mes témoins. » De même que tous les signes de l’amour fraternel vécus dans le rassemblement sont directement liés au propre témoignage du Christ serviteur, de même le témoignage des membres de l’assemblée sera, au cœur du monde, un service à la manière du Christ.
Pain de vie pour un monde nouveau
Par l’Eucharistie, l’Église devient ce qu’elle reçoit : « Pain de vie pour un monde nouveau, parce qu’elle embrasse tous les aspects de la vie ». Est aussi, un Don de Dieu pour la vie du monde, comme nous le rappelle le chant thème du 49e Congrès Eucharistique International à Québec en 2008.
Qu’est-ce qu’on entend par « mission»?
Le terme « mission » implique dans son sens général, un mandat confié par quelqu’un à une autre personne qui est son envoyé.
L’Église est missionnaire parce qu’elle est née de la mission de Jésus Christ, et que l’Esprit la pousse à continuer le projet de Dieu inauguré par Jésus Christ.
Collectivement et individuellement, nous, les personnes baptisées, sommes envoyées en mission.
Ceci implique un déplacement vers du différent, un « aller vers », une sortie de soi, une rencontre de l’autre.
L’objectif de la mission est l’évangélisation et la transformation du monde.
L’évangélisation implique un message à transmettre, à faire comprendre en en parlant et en le vivant. C’est l’annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus ressuscité venu pour que nous ayons la vie en abondance [On peut faire le lien avec Jésus et la Samaritaine].
C’est aussi le témoignage qui passe par la parole, le style de vie et l’agir des chrétiennes et des chrétiens individuellement et regroupés en communauté.
L’évangélisation et la transformation du monde ne se réalisent que si, individuellement et collectivement, nous sommes cohérents dans ce que nous disons, faisons, et célébrons. Nous serons véritablement des témoins. Nous sommes croyants. Sommes-nous aussi crédibles?
L’Esprit Saint agit dans le monde à travers les têtes, les cœurs, les pieds et les mains des disciples de Jésus que nous sommes.
L’accueil et la prise au sérieux de l’Évangile, engagent donc aussi les disciples du Christ à s’impliquer dans la construction d’un monde plus juste et plus fraternel, sans exclusion, à la manière de Jésus.
« C’est dans le commandement suprême de l’amour qui va jusqu’au don libre de sa vie, et dont l’Eucharistie est le modèle, que s’accomplit vraiment notre vie chrétienne. Elle trouve toute sa plénitude dans ce don qui touche à la folie de la Passion et de la Croix rédemptrice du Christ, à laquelle s’unissent toutes les croix des hommes (cf. Col 1,24) ».
Nous venons, donc à l’Eucharistie, pour continuer de grandir dans l’amour, pour reprendre des forces, et pour continuer de nous engager dans le monde. Rappelons-nous que Dieu est présent au milieu de nous et qu’à travers nous il continue de construire son Règne. « Il nous a laissé d’autres signes de sa présence amoureuse : les époux qui s’aiment, ou encore un pauvre qui est accueilli comme le Christ lui-même (Mt 25,40). La communauté réunie est également un signe de la présence du Christ (Mt 18,20).
Action de grâce
«Va, et toi aussi fais de même» (par Yves Chamberland) Seigneur, tu t’es fait proche de nous. Tu as voulu naître et grandir avec nous, marcher sur les mêmes routes que nous. Tu as accueilli et béni les enfants. Tu as mangé avec les pécheurs. Tu as été l’image visible du Dieu invisible.
Tu nous invites à faire de même, à nous faire proches des autres, à ne pas passer à côté des étrangers à ne pas choisir qui nous voulons aider. Tu nous rappelles que nous saurons qui est notre prochain en nous faisant d’abord nous-mêmes proches des autres.
Rappelle-nous, Seigneur, que c’est en nous faisant proches des autres que nous nous faisons proches de toi. Que cette communion où nous te recevons dans nos mains nous aide, cette semaine, à tendre la main à notre tour, à
nous faire proches des autres. Le texte de ces catéchèses a été préparé par l'abbé Wilson Ramirez Angel |