La grande fête de Pâques (suite)

Vivons la Pâques chaque jour

Chrétiens, peuples qui habitez la paroisse, nous devons apprendre à cultiver le pardon dans les relations humaines, car l'absence de pardon entraîne inéluctablement la discorde, voire la haine et son corolaire la vengeance si ce n'est la  guerre à plus grande échelle.  Le pardon n'est pas facile, mais il est nécessaire à la vie en famille et en société. Chaque fois que l'homme offre son pardon ou reçoit celui d'autrui, il humanise un peu plus sa vie et il se rapproche davantage de Dieu.

 

A Pâques, c’est le temps de nous intéresser aux autres, à nos frères contrairement à ce que dit Caïn en Gn 4, 9 « Suis-je le gardien de mon frère, moi ? ». Nous aurons à rendre compte de ce que nous avons fait ou de ce que nous n'avons pas fait pour protéger la vie du frère, de la sœur ou de ceux que Dieu aura mis sur notre chemin. En ce sens, être le gardien de son frère signifie se faire le prochain de tout homme, sans distinction de race, de couleur, de culture, de bord politique ou de religion, qu'on rencontre sur la route, qu’il soit du Québec ou d’ailleurs.

 

En cette période de Pâques chrétienne, temps de prières et de gestes pour la paix, pour la vie, nous voudrions terminer par ces propos pleins d'espérance et de foi : «Dieu, notre Père, ... tu es l'origine de tout effort vers la paix. Ton Esprit travaille au cœur des hommes; et les ennemis enfin se parlent, les adversaires se tendent la main, des peuples qui s'opposaient acceptent de faire ensemble une partie du chemin. Oui, c'est à toi, Seigneur que nous le devons, si le désir de s’entendre 1'emporte sur la guerre, si la soif de vengeance fait place au pardon, si l'amour triomphe de la haine. C 'est pourquoi, Seigneur, nous devons te bénir et te rendre grâce... » (Prière eucharistique pour la réconciliation)

 

À ce propos, notons cette réflexion de Paul Gardini : « Je croyais qu’ils avaient tué Jésus, et aujourd’hui je l’ai vu embrasser un lépreux. Je croyais qu’ils avaient effacé son nom, et aujourd’hui, je l’ai entendu sur les lèvres d’un enfant. Je croyais qu’ils avaient tranché ses mains compatissantes et aujourd’hui je l’ai vu soigner une blessure. Je croyais qu’ils avaient cloué ses pieds et aujourd’hui, je l’ai vu marcher sur les routes des pauvres. Je croyais qu’ils l’avaient tué une seconde fois avec les armes et aujourd’hui je l’ai entendu parler de paix. Je croyais qu’il fût mort dans le cœur des hommes et enseveli dans l’oubli, mais j’ai compris que Jésus ressuscite encore aujourd’hui. Jésus ressuscite chaque fois qu’un homme a pitié d’un autre homme ».

 

Frères et sœurs chrétiens, telle est la Bonne Nouvelle de Pâques. Ensemble, laissons déborder notre joie. Amen Alléluia.

 

Votre ami, Basile Agré
dimanche 18 avril 2010

 

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